ÉCOLE NATUR'AILES-la forêt des mélies2018 - Le site, ses propos et les plans sont la propriété de l'association École Natur'ailes-la forêt des mélies

QUESTIONS FRÉQUENTES

Pourquoi une école payante ?

Parce qu’elle ne s’organise pas en classes d’âges et qu’elle ne suit pas les programmes officiels, notre école aura le statut d’« École hors contrat». Cela signifie qu’elle ne peut bénéficier d’aucune aide de la part de l’État. Son fonctionnement ne pourra donc reposer que sur les frais de scolarité et les dons éventuels extérieurs. Nous rêvons nous aussi d’une école alternative gratuite : pour l’instant, cela ne se peut pas. Nous souhaiterions proposer les tarifs les plus bas possibles : cela dépendra notamment des frais de fonctionnement liés à l’implantation de nos locaux. Nous sommes encore actuellement en incubation afin de déterminer si un coût mensuel compris entre 200 et 400 € (selon le quotient familial ) est possible. Nous réfléchissons également à une façon de baisser les coûts pour les familles qui souhaiteraient s’impliquer fortement dans le fonctionnement de l’école.

Comment assurer un enseignement de qualité pour des enfants d’âges si différents ?

La pédagogie personnalisée de l’école s’adaptera à chaque enfant, en lui proposant diverses activités et méthodes pour apprendre (Montessori, Freinet, pédagogie de projet, démarche expérimentale…). Cela permettra à chacun de développer ses compétences en fonction de ses acquis du moment et de ses besoins. L’organisation du groupe se fera donc de façon très différente par rapport à une classe plus traditionnelle : il ne s’agira pas d’un « groupe classe » d’une trentaine d’élèves qui doivent étudier les mêmes thèmes et avancer de façon simultanée. Les enfants apprendront à travailler en autonomie, seul ou en petit groupe, dans le respect des autres. Ils formuleront des objectifs clairs et précis en rapport avec leurs projets, adaptés à leur âge et à leur personnalité et respectant le Socle Commun de l’Éducation Nationale. Les deux enseignantes-facilitatrices accompagneront l’ensemble des élèves dans cet apprentissage de l’autonomie et du respect de l’autre. Le rôle des enseignantes-facilitatrices n’est donc pas principalement de dispenser un savoir que les élèves auraient à apprendre et à restituer, mais bien plus de soutenir les acquisitions issues des travaux impulsés par les élèves eux-mêmes, via des lectures ou des expériences, ou via une transmission par d’autres élèves ou adultes intervenants dans l’école. L’organisation des espaces de travail sera adaptée pour permettre à chaque type d’activité de pouvoir se réaliser et à chaque élève d’apprendre dans le calme et la sécurité.

Cela ne va-t-il pas favoriser les fermetures de classes dans les écoles publiques environnantes ?

Notre école accueillera un petit effectif d’enfants, une petite trentaine d’élèves de cinq à dix-neuf ans, répartis sur un territoire allant, selon notre sondage, d’Ussel à Egletons, de Neuvic au Plateau de Millevaches. L’impact de l’implantation de notre projet est donc à relativiser. Par ailleurs, une partie des familles intéressées par le projet ont des enfants actuellement en Instruction en Famille, donc non scolarisés. En revanche, ce projet d’école alternative peut attirer sur la commune qui souhaitera nous accueillir de nouveaux habitants, dont tous les enfants de la fratrie ne seront peut-être pas inscrits dans notre structure, mais dans les écoles publiques environnantes.

Cette école permettra-t-elle aux élèves de passer des examens et d’obtenir des diplômes ?

Pourront-ils, au besoin, réintégrer le système classique ?

Quand un enfant est épanoui dans son travail, il apprend vite et de manière efficace. Un élève qui sait pourquoi il passe un examen met tout en œuvre pour réussir. Notre suivi du Socle Commun de Compétences, de Connaissances et de Culture permet d’évaluer les savoirs et les savoir-faire de l’enfant de façon à s’assurer que ses connaissances sont solides et variées. Les élèves prêts à passer un examen bénéficieront d’un suivi adapté à leur projet. Cependant, Si l’école n’est pas en mesure de dispenser l’intégralité des apprentissages nécessaires à une formation, ou si cela rassure l’enfant et sa famille de réintégrer le système classique afin de préparer un examen, cela sera possible. Les enseignantes-facilitatrices qui l’auront suivi auront une bonne connaissance de son niveau et sauront l’accompagner dans cette transition.

Sans notes et sans classes d’âges, comment se rendre compte du niveau des élèves ?

Le Socle Commun de Compétences, de Connaissances et de Culture permet d’évaluer les savoirs et les savoir-faire de l’enfant sans le recours aux notes. L’évaluation non notée est d’ailleurs une pratique déjà adoptée par de nombreux établissements scolaires, qu’ils soient publics, privés sous contrat ou privés hors contrat. Les notes sont des relevés de ce qu’un élève a effectué à un instant T, selon les critères de l’évaluation. Elles ne résument pas le niveau général d’un enfant. Les deux enseignantes-facilitatrices de notre école assureront un suivi personnalisé de chaque enfant qui leur permettra de se rendre compte de ses nouvelles acquisitions, mais aussi de ses difficultés, en temps réel, ce qui leur permettra d’y remédier au plus vite, dans le dialogue et le respect du rythme de chacun. Par ailleurs, notre expérience d’enseignantes dans le système scolaire classique (en collège et en lycée) nous permettra si besoin d’émettre un avis sur la capacité d’un élève à poursuivre ses études dans un domaine particulier, que ce soit dans une filière du secondaire ou dans les études supérieures.

Pourquoi ne pas suivre les programmes de l’Éducation Nationale ?

Chaque enfant a des passions propres, une façon de penser bien à lui, et un rythme personnel d’apprentissage. Certains apprennent par paliers et d'autres de façon plus linéaire. Certains veulent comprendre la globalité avant de s'investir dans les détails, alors que d'autres adopteront naturellement une démarche inverse. Certains sont observateurs, d'autres ont d'avantage besoin d'entrer directement dans l'expérimentation concrète…

On peut, par exemple, s’intéresser au Moyen-Âge à six ans, comme à dix, comme à seize. On peut avoir des portes d’entrée très diverses : à l’issue d’une conversation, suite à la lecture d’un ouvrage, après la visite d’un musée, pour approfondir un fait divers... Et on peut avoir différents objectifs : connaître l’architecture d’une époque pour construire le modèle miniature d’un château, s’intéresser à la structure de la société au Moyen-Âge pour la comparer à une autre époque de l’Histoire, ou pour écrire une pièce de théâtre, inventer un jeu de rôles, réaliser une fresque...

S’appuyer sur les centres intérêts de l’enfant et le laisser choisir de les explorer au moment opportun et à sa façon permet de renforcer l'efficacité des apprentissages. Les efforts deviennent naturels et spontanés. Cela favorise d’autant l'estime de l'enfant, qui en percevant l’efficacité de son travail, garde confiance en ses capacités naturelles d'apprentissage et de compréhension du monde.

Le Socle Commun de Compétences, de Connaissances et de Culture mis en place par l’Éducation Nationale, plus général que les programmes et que nous respecterons, permettra d’évaluer les savoirs et les savoir-faire de l’enfant à partir de ses propres choix de sujets d’étude.

Ce type d’école peut-elle convenir à tous les enfants ?

Certains enfants s’épanouissent parfaitement au sein de l’école publique classique ! Mais d’autres ont des besoins qui cadrent davantage avec les pédagogies que nous proposons. La pédagogie de projet prônée par notre école suppose autonomie et respect de l’autre, et ce sont des compétences qui s’apprennent. La pédagogie personnalisée de l’école doit pouvoir convenir à la majorité des enfants, mais il est évidemment possible que certains ne s’y retrouvent pas. C’est pour cela que nous serons extrêmement attentifs à l’évolution et au travail de chacun, de façon à leur permettre de rejoindre le système classique si l’enfant et sa famille le souhaitent.

8. Les questions fréquentes